Marseille : Les éboueurs des 2e, 15e et 16e arrondissements toujours en grève

Les salariés de la société Derichebourg à Marseille en sont à leur 12e jour de grève dans les 2e, 15e, et 16e arrondissements et la tension ne cesse de monter avec la direction.

Cette dernière affirme ce dimanche que la collecte des ordures est « régulièrement perturbée par l’intervention de grévistes et d’individus extérieurs à l’entreprise ».

Dans un communiqué, Derichebourg dénonce des gens « violents, menaçants, entravant les voies de circulation à l’aide de véhicules et scooters ».

La société pointe du doigt « des représentants de sociétés concurrentes ». « Depuis jeudi matin, ils empêchent la reprise du travail des salariés qui le souhaitent, usant de pressions et menaces, alors même que des avancées significatives dans les négociations avaient été réalisées par toutes les parties prenantes », affirme-t-elle.

Kamel Djeffel, secrétaire national de la Confédération autonome du travail, porte-parole des grévistes, récuse ces accusations : « C’est regrettable, on va dire qu’il s’agit d’une maladresse de communication », a-t-il déclaré à l’AFP.

Il estime que : « le conflit a pris une telle ampleur, les négociations ne se feront pas sans la présence de la direction régionale du travail ». Il assure que les salariés « font preuve de bonne foi en laissant les intérimaires ramasser les ordures alors que c’est illégal, c’est un délit d’entrave à la grève ».

Mardi pourtant, la tension était retombée. Les grévistes avaient accepté de débloquer des centres de transfert, permettant aux éboueurs non-grévistes et d’autres arrondissements d’y vider leurs bennes.

Dès jeudi, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR), également président de la métropole Aix-Marseille-Provence, chargée des déchets, avait déploré dans un communiqué que « près de 2.800 tonnes d’ordures restaient encore à collecter ».

Jean-Claude Gaudin demandait à Derichebourg « de mettre tous les moyens en oeuvre pour remplir ses obligations contractuelles, y compris, si nécessaire, en recourant à des agents intérimaires ».

« Les Marseillais attendent un retour rapide à un service normal et ne doivent pas subir plus longtemps une situation d’insalubrité qui n’a que trop duré », concluait le maire.

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Marmande : Le fisc découvre 300 piscines de particuliers non déclarées grâce à Google Earth

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À Marmande, dans le Lot-et-Garonne, le fisc a pu débusquer 300 propriétaires de piscines fraudeurs grâce à Google Earth, tel que le rapporte Sud-Ouest.

Pour la seule année 2015, l’administration fiscale de la ville a donc découvert 300 bassins non déclarés par leurs propriétaires, et ce grâce à Google Earth, un outil gratuit de cartographie créé par Google il y a plus d’une décennie.

Les 300 « nouvelles » piscines sont ainsi venues s’ajouter aux 500 déjà répertoriées par les services fiscaux de Marmande, qui a pu récolter les fruits de sa trouvaille : 100.000 euros de produit fiscal supplémentaire sur la taxe foncière.

« C’est énorme. Nous n’avions pas évalué un tel manque à gagner », a expliqué Josette Jacquet, adjointe aux Finances de la ville de Marmande, à Sud-Ouest. Et l’élue d’ajouter : « C’est une question d’équité fiscale. Il n’est pas juste que certains paient, et d’autres pas. »

En matière de taxe d’habitation et de taxe foncière, toute construction d’une piscine « fixée au sol à perpétuelle demeure », c’est-à-dire qui ne peut pas être déplacée sans être démolie, entraîne mécaniquement l’augmentation de la valeur locative de la propriété, sur laquelle s’appliquent des taux d’impositions votés par les collectivités locales.

Une piscine non déclarée n’est pas sans risques : les contrevenants s’exposent à un contrôle fiscal, une amende, voire même à une peine de prison.

 

Vidéo : Les hommes de l’ombre du Front national

À quarante jours de l’élection présidentielle, Marine Le Pen reste haut dans les sondages, mais depuis quelques semaines, le Front national est rattrapé par les affaires.

En tout, cinq enquêtes judiciaires ont été ouvertes en France sur la patronne du FN, son mouvement ou ses proches : soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, financement opaque du parti, détournement présumé d’argent public…