Daily Archives: 24 février 2011

Affaire Guérini : le coup de fil de Jean-Noël Guérini

Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, aurait mis son frère au courant en avril 2009 d’une enquête ouverte à Marseille le concernant, selon une écoute téléphonique.   Selon  la  retranscription de la conversation en date du 27 avril 2009, Jean-Noël Guérini,  également sénateur des Bouches-du-Rhône, a appelé son frère pour le prévenir qu’une enquête préliminaire sera ouverte. < A mon avis, ça doit être pour les décharges, Alex >, avance alors Jean-Noël Guérini, précisant < De toute façon, au bout de trois ans, il y a prescription, ils ne peuvent rien faire >.

Alexandre Guérini  dirige  une  société  de  traitement de  déchets  exploitant plusieurs décharges  du  département des Bouches-du-Rhône.  Une  information  judiciaire  avait  été  ouverte  pour  des malversations   présumées   touchant   à   l’attribution  de  marchés  publics.  L’enquête préliminaire avait été confiée aux gendarmes  de  la section  de recherches de Marseille, sur la base d’un courrier anonyme adressé au procureur de le République, dénonçant un système  mis  en  place  par  les  frères Guérini. Dans le cadre de cette affaire, Aléxandre Guérini a été mis en examen et écroué début décembre 2010 pour blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics et corruption active.

Le jeudi soir 17 février 2011, Jean-Noël Guérini s’exprimant devant plusieurs centaines de militants socialistes,  à  l’occasion  d’un  banquet républicain  à Allauch, Jean-Noël Guérini a répété qu’il  n’avait  absolument rien  à se reprocher et a  dénoncé une campagne qui vise à salir et à détruire. <  Ce  n’est  pas  par un hasard  si le  conseil général est visé par la droite sur le terrain des affaires à un mois des  échéances  électorales >, a-t-il ajouté, annonçant le dépôt  d’une  plainte   pour  violation   et  recel   du  secret  de   l’instruction.  Concernant  la conversation avec son frère, Jean-Noël Guérini  a  estimé que ces écoutes étaient sorties de leur contexte. < Oui, j’avais mon frère au téléphone, oui, je lui ai parlé, comme  à ma fille ou mon  épouse. Est-ce un délit ?.  Nous  parlions  de  tout  et  de  rien,  et  même  de politique. Est-ce un délit ? a-t-il précisé >.

La Poste : reprise du travail à Marseille 02 après 139 jours de grève

A l’issue de la 135ème journée de conflit,  mercredi  16  février  2011,  le blocage  des négociations entre salariés du centre de distribution du deuxième arrondissement de Marseille est resté malheureusement  d’actualité  faute d’avancées  sur  les questions centrales   du  conflit.  Pour  mémoire, < ce  qui  a  mis le  feu aux  poudres >,  selon  le secrétaire  CGT du secteur 02,  et qui  a  suscité  dès  le 7 octobre 2010 un mouvement     de grève suivi à 100% par les salariés, cadres compris, c’est le  problème du statut des nouveaux   embauchés.   La  direction   persistant  à   avoir   recours  aux   travailleurs intérimaires dans le centre courrier.  Ce qui pose le   double problème de la baisse de la qualité de service public et l’intérêt même des employés précaires dont nous réclamons qu’ils puissent avoir la garantie d’emploi stable.

Au  centre  de  distribution,  mercredi  16  février  2011  à  16h30,  il  y a eu la visite de responsable   du  Front  de  Gauche :  Christian Picquet < Gauche Unitaire >, Jean-Luc Mélenchon <  Parti de Gauche  >,  Pierre Laurent et  Pierre Dharréville  < PCF >, pour soutenir les postiers de Marseille 02.

Les  postiers  ont  fait part de leurs difficultés  à  porter  à bout de bras un conflit et des revendications qu’ils estiment  à  juste  titre  être  d’intérêt général. < Nous souffrons, y compris dans nos vies intimes, de la longueur de ce conflit >, a confié l’un des postiers en grève à Jean-Luc Mélenchon. <  Vous  n’êtes  pas  des  gréviculteurs >, leur répondait-il. Comme  on  qualifie  souvent  celles  et  ceux  qui sont déterminés à  se battre pour leurs droits.

Les postiers du deuxième arrondissement de Marseille  viennent  de  décider  de la reprise du travail, mardi  22  février 2011 après  une grève de 139 jours. Soutenus depuis le début du  conflit  par  la  majorité  des  habitants de leur   secteur    <    signature  de   milliers  de pétitions,  organisation   de  débats  avec  les  usagers,  rencontre  avec les politiques >. < De plus une solidarité s’est instaurée de la part des postiers,  des usagers, des organisations syndicales, des associations et partis politiques,  le  secours  populaire,  des  associations  de commerçants  de  quartiers  >.  Tous  ces  acteurs,  et  la détermination  de l’ensemble  des  agents  du centre courrier ont contribué à l’ouverture de l’ultime négociation qui a mis fin à ce conflit.

Sur la question de l’emploi, nous avons obtenu le comblement des départs en retraite tout en  gardant la  même  organisation  que  nous  avions  auparavant,  commente Alain Croce, délégué  CGT.  Fin  mars  2011,  un  titulaire  <  fonctionnaire  ou  CDI  >  est  prévu  pour remplacer le poste de l’intérimaire qui n’a plus sa place dans le centre courrier, conclut-il.