Monthly Archives: mai 2011

Sécurité routière : les nouvelles mesures 2011

Le 11 mai 2011, a eu lieu le lancement de la décennie mondiale d’action pour la sécurité routière ( 2011-2020 ) par l’ONU et l’OMS. Sur les 103 mesures décidées par les CISR depuis 2008, 101 ont été mises en oeuvre. Les mesures décidées par le Comité interministériel de la sécurité routière ( CISR ) ont pour objectif de lutter contre l’augmentation de la mortalité routière constatée sur les routes françaises depuis le début de l’année et au relâchement des comportements qui en est la cause.

Sans attendre la mise en oeuvre de ces mesures, le premier ministre a demandé au ministre de l’intérieur de mettre en place des contrôles renforcés sur les routes.

Sur plus de 23.000 vies sauvées depuis 2002, 13.000 l’ont été grâce à l’amélioration des comportements des Français en matière de vitesse. Mais au moins 770 vies pourraient encore être sauvées par an si les limitations de vitesse étaient respectées par tous, a indiqué le CISR.

Décisions du CISR :

Les excès de vitesse de plus de 50 km/h seront désormais qualifiés juridiquement, dès la première infraction, de délit ;

Les avertisseurs de radars, seront interdits ;

– Les panneaux indiquant la présence de radars fixes seront supprimés ;

– Les cartes d’implantation des radars ne seront plus rendues publiques ;

– La possibilité de procéder à une prise de sang permettant de vérifier le taux d’alcool ou la présence de stupéfiants à la suite d’un dépistage positif effectué par les forces de l’ordre sera étendue aux infirmiers ;

– L’usage d’un éthylotest anti-démarrage sera rendu obligatoire sans délai pour l’ensemble des transports en commun de personnes équipés d’un éthylotest anti-démarrage ;

– Toute alcoolémie en situation de conduite supérieure à 0,8 g/l sera sanctionnée par le retrait de 8 points, contre 6 actuellement ;

– Les plaques d’immatriculation pour les deux-roues motorisés seront de plus grande taille, afin de rendre plus opérants les contrôles ;

– Ceux qui reprennent l’usage d’une moto après 5 années d’interruption devront désormais suivre une formation ;

– Les conducteurs de motos et de tricycles devront porter un équipement rétro-réfléchissant ;

Téléphoner en conduisant, le téléphone tenu en main, sera sanctionné plus sévèrement, avec une contravention de la 4ème classe ( au lieu de la 2ème classe ) donnant lieu à un retrait de trois points du permis de conduire ( au lieu d’un retrait de deux points ) ;

Les sanctions pour conduite d’un véhicule avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur ( autres qu’aide à la conduite et à la navigation, type GPS ) seront aggravées : retrait de trois points et amende de 1.500 euros. Les contrevenants s’exposeront aussi à la saisie de l’appareil à écran ;

– La circulation sur bande d’arrêt d’urgence et sur voie neutralisée pourtant interdite : le non respect sera plus sévèrement sanctionné ( 135 euros d’amende, retrait de trois points ) ;

– Les bandes de rives sonores, destinées à éviter un endormissement du conducteur, seront généralisées sur l’ensemble des autoroutes au rythme des travaux routiers.

Les fabricants d’avertisseurs de radars appellent les automobilistes à bloquer les routes de France jeudi 2 juin 2011, pour montrer leur colère face à l’interdiction prochaine des appareils embarqués et la suppression des panneaux. Malgré leurs vives protestations, relayées jusque sur les bancs UMP de l’Assemblée nationale, le gouvernement a confirmé mercredi 18 mai 2011 que l’utilisation de leurs appareils sera interdite sur la route. Tout comme les panneaux alertant de la présence des radars.

 

Sécurité routière : les premières mesures 2011

Réagissant aux mauvais chiffres de la sécurité routière depuis début 2011, le gouvernement espère un inversement de tendance avec l’application de la nouvelle loi Loppsi 2. Elle devrait permettre de casser les mauvais chiffres enregistrés au premier trimestre 2011, selon le gouvernement, et d’atteindre l’objectif fixé pour 2012, de moins de 3.000 tués sur les routes françaises. Le ministre de l’intérieur parie notamment sur les mesures coercitives de cette nouvelle loi comme la confiscation du véhicule en cas de condamnation judiciaire pour conduite sans permis, récidive de conduite sous l’empire de l’alcool ou grand excès de vitesse ou sur l’installation de 1.000 radars dont certains embarqués et des radars dit trançons, mesurant les vitesses moyennes.

La loi Loppsi 2 qui assouplit certaines sanctions, a été dénoncée par les associations de victimes de la route comme trop laxiste.

Pour la neuvième année consécutive, le nombre de tués sur les routes a baissé en 2010 de 6,5%. Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, le nombre de victimes est passé sous la barre des 4.000 morts soit < 3994 > a indiqué Brice Hortefeux le jeudi 6 janvier 2011.

Suite à la hausse observée en janvier 2011 < + 21% pour le nombre de morts sur les routes, + 4,1% pour le nombre d’accidents et 1,7% pour le nombre de blessés, le président de la République avait réaffirmé en conseil des ministres le 26 janvier 2011 l’objectif de passer sous la barre des 3.000 morts sur les routes de France d’ici à 2012 et avait demandé au ministre de l’intérieur Brice Hortefeux de multiplier les actions et les initiatives pour amplifier les résultats de 2010.

Mesures annoncées par le ministre de l’intérieur le jeudi 10 février 2011 :

– Renforcer la formation des conducteurs < à tous les âges de la vie > ;

– 1.000 radars supplémentaires seront mis en place d’ici à 2012 ;

– 100 radars trançons permettant de contrôler la vitesse moyenne sur un trajet de plusieurs kilomètres ;

– 90 radars capables de différencier les camions des véhicules légers et de désigner la voie empruntée par le véhicule en infraction ;

– Dès le second semestre 2011, des premiers radars de passage à niveau seront installés ;

– Des radars mobiles de nouvelle génération.

– 1.800 éthylomètres supplémentaires seront déployés d’ici à 2012 sur le terrain ;

– 326 dispositifs de lecture automatisée des plaques d’immatriculation ;

– Le procès-verbal électronique sera généralisé progressivement à l’ensemble du territoire.

Marseille 15 : une marche silencieuse pour Antoine

Une marche silencieuse a réuni, jeudi 5 mai 2011, 1.500 personnes , selon la police, à Marseille dans le 15ème arrondissement, dans le calme et la dignité. En tête du cortège, des membres de la famille tenaient des photos de la victime, et dans la foule, de nombreux jeunes portaient un tee-shirt sur lequel étaient imprimés, son visage et un message : < A jamais nous t’aimerons >.

Le cortège est parti du quartier du Verduron, en passant par l’avenue de Saint-Antoine, jusqu’à la cité de la Bricarde, où vit la grand-mère de l’adolescent pour finir à l’endroit où Antoine est décédé. Une minute de silence a été observée.

< Un ange est parti trop tôt >. < Tolcio ( surnom d’Antoine ) ne méritait pas ça >. < Tu resteras à jamais dans nos pensées >. Tels étaient les messages affichés sur des banderoles pendant le défilé.

Claude Guéant ministre de l’intérieur était lui-aussi présent à Marseille. Il a évoqué le décès de l’adolescent et a annoncé l’arrivée de renforts policiers dans la cité phocéenne. 139 policiers supplémentaires seront affectés à marseille, dont 39 fonctionnaires de la police judiciaire.

Marseille 15 : un adolescent tué par un quinquagénaire

Le quinquagénaire, qui a tué lundi 2 mai 2011 vers 19h00 un adolescent de 15 ans entré par effraction dans le local d’une société de gardiennage, a été mis en examen mercredi 4 mai 2011 pour homicide volontaire et infraction à la législation sur les armes. Il a été écroué à la prison de grasse ( Alpes-Maritimes 06 ).

Cependant, la préméditation évoquée lors de l’ouverture de l’enquête judiciaire n’a pas été retenue par le juge au moment de la mise en examen, a précisé le procureur de la république de Marseille.

Le tueur présumé, un maçon de 56 ans au chômage, aurait tiré depuis sa fenêtre avec une carabine 22 Long Rifle sur le jeune Antoine sans prévenir la police ni les secours.

Ce drame a suscité une vive tension mardi 3 mai 2011 dans le quartier du Verduron où le mineur est décédé.

Face au risque d’embrasement, Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille a demandé à l’Etat des renforts de police. Son appel a été entendu par Claude Guéant ministre de l’intérieur, en déplacement jeudi 5 mai 2011 dans la cité phocéenne. Il a annoncé le renfort prochain de 139 policiers dans la ville. Cent d’entre eux seront affectés entre le 1er juillet et le 1er septembre 2011, à la police d’agglomération qui sera mise en place cet été. Aux mêmes dates, 39 autres fonctionnaires renforceront la police judiciaire.

Société : le détecteur de fumée bientôt obligatoire

70% des incendies domestiques surviennent durant la journée, mais 70% des pertes humaines sont dues à des incendies nocturnes < chiffres révélés à l’occasion du vote de la loi >.  Surpris dans leur sommeil, les occupants du logement sont intoxiqués par les fumées, avant même d’avoir pu déceler l’incendie. Chaque année, ces sinistres causent la mort de 800 personnes en France et font 10.000 blessés environ, dont 300 relèvent de l’invalidité lourde.

L’évolution actuelle de l’aménagement intérieur des logements ne fait malheureusement qu’accroître le risque. En effet, il y a de plus en plus de mobilier ou d’appareils électriques et électroniques composés de matériaux particulièrement dangereux. Des matériaux qui, en cas de combustion, dégagent rapidement des fumées abondantes et surtout toxiques. Le temps disponible pour échapper à une intoxication mortelle s’en trouve considérablement diminué. Aujourd’hui, pas plus de trois minutes en moyenne; c’est le délai au delà duquel un incendie crée une situation intenable. En 1975, ce même délai était de quinze minutes.

Certains pays comme le Royaume-Uni ou les -Unis s’en sortent mieux que la France, avec moitié moins de victimes. Ce décalage s’expliquerait par la différence considérable en taux d’équipement de détecteurs de fumée < 90% contre 2% en France > c’est en tout cas l’hypothèse retenue par les parlementaires lors du vote de la loi en février 2010.

Le décret d’application a été publié au journal officiel du 11 janvier 2011, chaque logement, qu’il se situe dans une habitation individuelle ou collective, doit être équipé d’au moins un détecteur de fumée d’ici au 8 mars 2015. Il incombe à l’occupant < locataire ou propriétaire > d’installer le détecteur de fumée et de veiller à son entretien. En revanche, cette obligation revient au propriétaire bailleur pour les locations saisonnières, les logements-foyers, les logements de fonction, les locations meublées, ainsi que les résidences hôtelières à vocation sociale.

Grâce à son alarme sonore puissante, le détecteur de fumée vous alerte en cas de début d’incendie. Vendus dans les magasins de bricolage et la plupart des grandes surface pour un coût compris entre 7 euros et 30 euros environ, les détecteurs réagissent à la présence de fumée ou de vapeur dans l’air. Il est recommandé de l’installer au plafond, au centre de la pièce, ou impérativement en hauteur si la pose est murale. Dans tous les cas, l’endroit doit être facilement accessible. Pour empêcher tout déclenchement intenpestif du fait d’un dégagement de vapeur d’eau, n’installer pas d’appareil dans votre cuisine ou votre salle de bains, ou dans tout endroit humide. Il faut également éviter les garages, ateliers…locaux dans lesquels la forte présence de poussières pourrait gêner la détection d’un sinistre. Les emplacements à privilégier sont donc les pièces à vivre < chambres, salon, séjour >.

Une attestation d’installation doit être envoyée à l’assureur. < Si l’assureur peut minorer la prime ou la cotisation d’assurance incendie quand l’attestation lui est fournie, il ne peut refuser d’assurer un logement non pourvu de détecteur de fumée >.

Il est facile à installer et peu onéreux, il peut sauver des vies. < Ne vaut-il pas mieux s’équiper, sans attendre la date butoir du 8 mars 2015 ? >.